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C’est juste pour un arrêt de travail…

SYNOPSIS
Le médecin généraliste reçoit Damien, 37 ans, qui lui demande un arrêt de travail d’une journée. C’est la deuxième fois qu’il vient pour ce type de demande…

Produit par Ronron Production
Plus d’informations : infos@intervenir-addictions.fr

Dans cette situation paradoxale, le « problème » du médecin est la « solution » trouvée par le patient: la consommation de cannabis fait fonction d’automédication à l’hyperactivité de Damien. Ce dernier a trouvé une solution pour contrôler un comportement qui l’a mis en difficulté durant toute son enfance : les risques médicaux liés à la polyconsommation alcool/cannabis ne sont pas sa préoccupation première, alors que le médecin s’attache, lui, à cette question. L’enjeu de la consultation est de faire réfléchir le patient à ce paradoxe d’une consommation dont les conséquences sont à la fois positives et négatives : il ne s’agit pas d’engager un bras de fer, mais de « faire avec » cette question tout en marquant un désaccord si besoin.

Dans la première consultation, le médecin généraliste fait le choix de ne pas s’appesantir sur la question de l’arrêt de travail. Il ne s’agit pas ici de banaliser son obtention, mais de se focaliser sur les points les plus inquiétants sur le moment, dans la situation rencontrée : les consommations de substances qui empêchent la personne de se rendre à son travail. Le professionnel de santé cherche d’abord à favoriser l’alliance thérapeutique avec son patient, qui montre par ailleurs une volonté de résoudre ses difficultés.

Les progrès en une semaine sont-ils réalistes ? Dans certaines situations, il peut effectivement y avoir des améliorations signifiantes en très peu de temps. Mais le médecin se doit de rester vigilant, car cette dynamique peut être directement liée à l’entretien, et une rechute quelques temps plus tard est possible. Dans tous les cas, le médecin doit valoriser ce qui vient de se passer afin de soutenir le patient.

Enfin, la prise en compte de l’entourage peut également être travaillée à partir de cette situation : le médecin peut proposer à son patient de venir avec son épouse, ou bien de la rencontrer seule, afin d’évaluer ses consommations à elle et de lui proposer une aide en fonction de ses besoins.

>> Voir les types d’usages de substances psychoactives
>> En savoir plus sur le cercle de Prochaska et Di Clemente

NB : Nos films ont été construits sur la base d’une enquête auprès des professionnels de santé de premier recours et élaborés collectivement par les groupes de travail du projet. Chaque film est constitué de deux niveaux de réflexion : une mise en situation et des commentaires, fruits des échanges entre les professionnels.
Tous nos films ont été conçus pour être des supports à la réflexion : loin d’être des modèles d’intervention, ils ont pour objectif de susciter le débat et de présenter des pistes pour repérer, aborder, intervenir et orienter les patients.

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