Cocaïne, crack, free-base
Le Produit
La cocaïne est un produit psychoactif de la classe des stimulants du système nerveux central. Elle est issue de la feuille du cocaïer (un arbuste d’Amérique du Sud) et il faut plusieurs centaines de kg de feuilles de coca pour produire 1 kg de cocaïne.
Le crack ou free-base, c’est l’ajout d’une base (ammoniac ou bicarbonate de soude) à de la cocaïne pour la rendre fumable.
En France, la cocaïne a été expérimentée par 3% des jeunes de 17 ans en 2011. Dans les dispositifs spécialisés CAARUD, le crack constitue le premier produit consommé par les usagers, principalement en Ile de France. La cocaïne est classée comme stupéfiant.
Modalités d’usage
Ces produits sont principalement consommés en sniff, mais aussi de plus en plus en inhalation (sous forme de crack avec une pipe ou sur une feuille d’aluminium). Ils peuvent parfois être consommés en injection.
Les effets
Comme pour tous les produits psychoactifs les effets sont variables selon les individus, le contexte et la qualité du produit. De manière générale, ils provoquent une phase d’exaltation qui se traduit par une grande énergie et une stimulation des performances physiques et intellectuelles. La cocaïne confère une grande assurance et une estime de soi accrue qui tendent à la mégalomanie.
La cocaïne entraîne également une sensation de chaleur, une impression d’augmentation de la vigilance, une insensibilité à la fatigue, à la douleur et à la faim.
Les risques
Les risques peuvent être différents suivant l’état psychique et physique du consommateur au moment de la prise et en fonction de la quantité et de la durée de la consommation.
Quelle que soit la fréquence de consommation, à chaque prise :
- infarctus du myocarde
- convulsions s’accompagnant de vomissements et de douleurs abdominales, crises d’épilepsie ;
- accident vasculaire cérébral, hémorragie cérébrale.
Usage régulier :
- perforation de la cloison nasale (si la cocaïne est sniffée)
- complications d’ordre psychiatrique : hallucinations, délire paranoïde (notamment au bruit), anxiété, attaques de paniques et troubles de l’humeur ;
- variations rapides des taux d’hormones entraînant chez les femmes des dysfonctionnements hormonaux tel que la disparition des règles ou des règles pénibles et douloureuses,
- bien que nombre d’usagers vantent les propriétés aphrodisiaques de la cocaïne, un usage compulsif entraînera des pannes sexuelles ou des troubles de l’érection.
Risques de surdosage (overdoses)
La surdose est une urgence médicale mettant en cause le pronostic vital. Il y a surdose lorsque la quantité injectée ou sniffée dépasse la limite tolérée par l’organisme ; cette limite varie considérablement d’un usager à l’autre selon les habitudes de consommation. Les risques de décès par arrêt cardiaque, par arrêt respiratoire ou par hémorragie cérébrale existent dans les minutes qui suivent la consommation.
L’usage en injection représente un risque de transmission du VIH et des hépatites B et C.
📚 Pour en savoir plus : la page détaillé de l’OFDT sur cette conduite addictive.
Zoom sur : la communauté de pratiques « AIPAUC » sur le thème de la cocaïne.
Dans le cadre du projet AIPAUC (« Améliorer l’information, la prévention et l’accompagnement des usagers de cocaïne ») soutenu par le Fonds de lutte contre les addictions, la Fédération Addiction a ouvert en 2026 une communauté de pratiques en ligne. Il s’agit d’offrir un espace de mise en réseau, de partage d’expériences et de construction collective de repères et de ressources afin d’améliorer l’accompagnement des personnes utilisatrices de cocaïne.
Elle s’adresse aux professionnel·les du champ de l’addictologie et de la santé, aux pair-aidant.es et aux usager.ères souhaitant contribuer à l’amélioration des pratiques professionnelles, dès lors qu’ils et elles se sentent concerné.es par les questions liées à la cocaïne.
Concrètement, comment ça marche ?
Accessible sur le site communautes.federationaddiction.fr, la communauté de pratiques sur l’accompagnement des usagers de cocaïne a été pensée comme un espace vivant destiné au partage des expériences de terrain, à l’échange autour de situations concrètes, à la mutualisation des ressources et à l’émergence progressive des pratiques partagées. Face à la diversité des contextes, des publics et des situations rencontrées, elle vise à soutenir les acteur.rices concerné.es dans leurs pratiques et leurs questionnements. Elle est fondée sur des principes d’accessibilité, d’inclusion, de non-jugement, d’empathie, de discrétion et d’égalité formalisée par une charte d’utilisation et mis en œuvre par l’équipe de modération.
Comment rejoindre la communauté ?
Vous êtes concerné·e par ces enjeux ? Nous vous invitons à rejoindre la communauté de pratiques AIPAUC pour découvrir les premières ressources, suivre les échanges, proposer des sujets et contribuer à faire vivre un espace collectif, utile et ancré dans les réalités de terrain.
